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« It’s the economy, stupid! » : 350 participants réunis pour remettre la réforme au cœur du débat

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Fernand Ernster, président de la Chambre de Commerce ; Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation ; Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur ; Gilles Roth, ministre des Finances ; Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de Commerce @ Blitz

Après avoir consacré sa première édition au coût de l’inaction, la Chambre de Commerce a posé cette année une question plus directe encore : « Est-il encore possible de réformer ? ». Réunis le 16 septembre à l’occasion de la deuxième édition du forum économique de rentrée « It’s the economy, stupid! », quelque 350 participants ont confronté leurs analyses sur les obstacles à la réforme, son urgence et les choix qui attendent le Luxembourg comme l’Europe.

Il y a un an, la Chambre de Commerce alertait sur le coût croissant de l’inaction. Cette deuxième édition entendait franchir une étape supplémentaire : passer du constat à l’action. Car si les grands défis sont désormais largement identifiés – productivité, compétitivité, logement, vieillissement, transition technologique ou encore recomposition géopolitique –, leur traduction en décisions reste difficile.

Dans son discours d’ouverture, Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de Commerce, a rappelé l’enjeu central : réformer ne signifie pas remettre en cause le modèle luxembourgeois, mais créer les conditions de sa pérennité : « Pour rester ce que nous sommes, nous devons accepter de changer. Il nous faut réformer pour préserver. »

Comprendre les freins, mesurer l’urgence

Pourquoi est-il devenu si difficile de réformer ? Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès, a ouvert la réflexion sur les transformations de nos démocraties et sur la difficulté croissante à construire des compromis et des projets collectifs durables. Mais comprendre les résistances ne suffit pas.

Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste de BDO France, a replacé le débat dans un environnement économique marqué par une concurrence internationale accrue et des enjeux de compétitivité et de souveraineté toujours plus pressants.

Le Luxembourg face à ses choix

L’après-midi a placé les enjeux luxembourgeois au centre des échanges. Une conversation avec le ministre de l’Économie, des PME et de l'Énergie, Lex Delles a précédé un débat réunissant chefs d’entreprises et observateurs de la vie économique. Comment préserver la prospérité sans accroître indéfiniment les besoins en main-d’œuvre, en logements et en infrastructures ? Comment financer durablement le modèle social ? Et comment permettre au dialogue social de retrouver sa capacité à accompagner le changement ?

Autant de questions mises en débat qui ont surtout fait apparaître une réalité : les prochaines années imposeront des arbitrages. Réformer, c’est aussi accepter de hiérarchiser les priorités, d’examiner les coûts comme les bénéfices des différentes options et d’assumer des choix parfois difficiles. L’intervention du ministre des Finances Gilles Roth a complété ces réflexions sous l’angle des finances publiques et de la politique économique.

Une même urgence à l’échelle européenne

La dernière partie de la journée a élargi la réflexion au niveau européen. Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation, puis Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, ont abordé la capacité de l’Union européenne à se réformer dans un contexte de compétition avec les États-Unis et la Chine, de révolution technologique et de nouveaux impératifs de souveraineté. Pour Thierry Breton: « Le sujet n’est pas de réformer l’Europe, un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre par manque de temps. Nous devons adapter l’Europe, lui redonner du leadership et exercer, nous aussi, des rapports de forces. Avec notamment un marché de 450 millions de consommateurs, nous disposons d’armes pour y parvenir ».

Au terme de cette deuxième édition, un constat s’impose : le débat ne porte plus sur la nécessité de réformer, mais sur notre capacité à le faire. Pour le Luxembourg comme pour l’Europe, le temps du diagnostic doit désormais laisser place à celui des choix et de l’action. La Chambre de Commerce entend continuer à nourrir ce débat et à contribuer aux réformes nécessaires pour préserver durablement la compétitivité, la prospérité et le modèle économique et social du pays.

Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès @ Blitz
Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste de BDO France @ Blitz
Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur @ Blitz
Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de Commerce @ Blitz
Fernand Ernster, président de la Chambre de Commerce ; Christel Chatelain, directrice des Affaires Economiques de la Chambre de Commerce ; Lex Delles, ministre de l'Économie, des PME, de l'Énergie et du Tourisme ; Carole Muller, présidente de Luxembourg Confederation et CEO Fischer ; Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de Commerce @ Blitz
Lex Delles, ministre de l'Économie, des PME, de l'Énergie et du Tourisme @ Blitz
Gilles Roth, ministre des Finances @ Blitz
Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation et Christel Chatelain, directrice des Affaires Economiques de la Chambre de Commerce @ Blitz
Panel : Carole Muller ; Stéphanie Jauquet ; Gérard Thein ; Vincent Hein Modération : Anthony Villeneuve @ Blitz
Panel : Anne-Sophie Alsif ; Françoise Thoma ; Italo Di Lorenzo ; Philippe Glaesener Modération : Matthieu Tresson @ Blitz
@ Blitz