Au Luxembourg, des métiers d’ingénieurs figurent parmi les métiers très en pénurie, une situation qui peut s’expliquer, entre autres, par une base locale de diplômés en sciences, technologies et ingénierie inférieure à celle observée dans les pays de l’OCDE et de l’Union européenne, alors même que les besoins sont bien réels.
Les secteurs les plus demandeurs — tels que l’informatique, l’industrie et la construction — enregistrent une hausse marquée des postes vacants en 2025 et les embauches devraient se maintenir à un niveau élevé dans les prochaines années.
Dans un contexte marqué par le déploiement de l’intelligence artificielle et l’évolution des compétences recherchées, les entreprises ont de plus en plus besoin de profils qui combinent connaissances techniques et compétences transversales. Cette hybridation peut rendre les recrutements plus complexes – notamment pour les jeunes sans expérience, y compris les ingénieurs – et accentuer ainsi les tensions dans certains secteurs.
De plus, dans un environnement de concurrence internationale accrue et de vieillissement de la population active, y compris frontalière, le modèle fondé sur l’importation de talents est sous pression. Une adaptation des politiques publiques apparaît nécessaire, notamment en matière d’orientation des étudiants vers les filières scientifiques, et d’attractivité et de rétention des ingénieurs.
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