L'urgence de la «crise du logement» semble inversement proportionnelle à la solidité des chiffres censés l'éclairer.
L'Observatoire de l'Habitat, dont la mission d'intérêt public est de collecter, centraliser et analyser les données relatives au logement, effectue un travail remarquable et- à raison - remarqué. Ses notes — n° 9, 13, 23, 29 et 32 - ont apporté un éclairage édifiant sur la question cruciale de la détention du foncier constructible. Ces publications ont largement contribué à forger un consensus politique: la concentration du foncier entre des mains privées adeptes de spéculation est à la racine de la crise du logement et justifie, entre autres, l'introduction d'un impôt de mobilisation (IMOB).
