Dans un document publié voilà plusieurs années, des économistes de la Banque centrale du Luxembourg indiquaient que seulement 18% des locataires étaient capables de rembourser l’hypothèque nécessaire pour l’achat d’un logement identique à celui qu’ils louaient. Alors (en 2018), le taux d’emprunt pour un crédit immobilier était de l’ordre de 1,8% et le m2 coûtait en moyenne 5.580 euros dans le pays (respectivement 8.100 euros et 4.700 euros à Luxembourg-Ville et à Esch sur Alzette qui concentrent la majorité des locataires). Depuis, le m2 est passé à 7.700 euros en moyenne (respectivement 10.200 euros et 6.400 euros à Luxembourg-ville et Esch sur Alzette) et le taux d’emprunt pour un crédit immobilier s’élève désormais à 4%. Certes, les revenus des locataires et les dépenses fiscales (bëllegen Akt, déductibilité des intérêts d’emprunt) destinées à augmenter le pouvoir d’achat immobilier ont sensiblement progressé depuis 2018, mais ces augmentations ne permettent pas au locataire moyen de surmonter la barrière – significativement plus haute – à l’entrée dans la « démocratie de propriétaires » dans un contexte où les banques sont devenues plus regardantes et sélectives.
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