Le Luxembourg doit en très grande partie sa prospérité au développement d’une des plus importantes places financières européennes, le fruit de plusieurs décennies d’effort. Jean-Baptiste Nivet, économiste senior chez IDEA, analyse la manière dont la Place a façonné l’économie luxembourgeoise, positivement mais aussi avec quelques effets négatifs dus à l’effet Balassa-Samuelson. Les spécificités du Grand-Duché (ouverture du pays, main-d’œuvre frontalière…) ont permis de mitiger ces effets sur le coût du travail et les prix, tandis que la Place a attiré investissements, entreprises étrangères et talents hautement qualifiés.
En 2026, six grands politiques économiques sont à même de capitaliser sur et atténuer cette dépendance :
Une diversification économique intelligente en complémentarité avec la Place
La poursuite du développement de la Place pour la rendre plus robuste et compétitive
L’intensification des mesures visant à attirer la main-d’œuvre étrangère
Des investissements supplémentaires dans la construction de logements publics
La régulation de certains marchés afin de corriger des déséquilibres macroéconomiques et distributifs (fiscalité des PME, soutien à l’innovation, rémunération dans la fonction publique, transferts sociaux…)
Une coopération transfrontalière ambitieuse et pragmatique en faveur des frontaliers et d’une localisation optimale des activités économiques
